Le FingShui, prémice de SoftPlace

La balade FingShui

11h : nous accueillons l’équipe FING-Paris à l’hôtel et nous les informons du déroulé de la journée. Comme prévu, nous divisons le groupe en deux, chacun son activité et son lieu de déjeuner. Nous nous reverrons ce soir, au même endroit.

Les Fingeros découvrent un territoire en chantier. Depuis les années 2000, le nouveau grand périmètre Euromèd’ prends de plus en plus forme en reconfigurant certains quartiers et en écartant d’autres. À travers l’animation « guide Vert », les participants parcourent 8 kilomètres et remarquent un désert de services publics et de commerce et de rares pôles de trafic.
Pour « Partage ton lieu », nous voyons un quartier à fort contraste : des espaces vides à côté des bombés, résidentiels et commerciaux, habité de jour ou de nuit. Nous cueillons des informations auprès des banques et des postes, car ils sont nombreux sur le territoire et sont propices à l’hybridation. La Poste et Société générale sont aussi partenaires du projet SoftPlace.
Nous nous posons ensuite dans un salon de thé pour élaborer des pistes créatives. Dans la phase créative, Jacques François nous propose, comme entrée, de partir de situations constatées « Le café accueille de nombreux chômeurs et concentre de plusieurs types de trafic. Que peut-on y imaginer ? » « Pourquoi ne pas diffuser les annonces d’emploi géolocalisables dans le café? » « ou faire de ce lieu un repère pour les covoitureurs ».
Quant à la banque, nous y venons avec un projet à financer, dont l’aspect énergétique est à gérer par nous-même. Pourquoi ne nous accueille t’elle pas avec un energéticien-partenaire, dont les échanges administratifs seront fludifiés.

18h35, Nous retournons sur la terrasse de l’hôtel où dorment les Parisiens. Nous rassemblons 5 tables et apportons de quoi nous désaltérer. Le rapport d’étonnement commence.

Le rapport d’étonnement

Il démarre par Marine et Thierry en nous évoquant SoftPlace 2016 dans de grandes lignes.
J’ai remarqué que les fingeros sont globalement familiers avec l’exercice de recherche créative, du brainstorming. Mes supports ont principalement servi aux participants à rester stimulé pendant les 3 heures de balades sur les enjeux de Softplace. Il avait aussi été conçu pour structurer le temps du briefing. Mais les réunions FING ont déjà leurs modèles : du rapport d’étonnement au bilan, chaque fait part de ses remarques et conclusions. Un scribe note tout, un médiateur concentre et distribue la parole. Chacun prend aussi un peu des notes de son côté. Cela va vite, il faut rester concentrer.
Après avoir vu Gérard Depardieu à l’hôtel, nous partons tous au restaurant pour dîner.

Matinée à la Bo[a]te, recul sur le fonctionnement FING

Hier soir, les fingeros parisiens ont bien dormi à leur hôtel. Ils nous rejoignent aujourd’hui à la Bo[a]te, un espace de coworking en centre-ville de Marseille. La FING y a déjà tenu de multiple évènements.
Pendant que l’équipe petit-déjeunent, j’aide Charles à préparer l’espace de réunion, en stylo et feuilles. Au fil de la conversation, Denis Pansu m’annonce me dit que son animation pour son projet Mobilités Actives à Copenhague s’est bien passé. Il y animé un atelier avec un jeu de cartes pour construire des scénarios et des pistes de travail. Parmi les cartes existantes, j’ai en ai proposé d’autres. Ce sont des cartes d' »Approches », inspiré de Nesta.
Daniel Kaplan veut, pour cette matinée, qu’on fasse sans ordinateur (sauf pour le scribe). Jacques-François nous propose un format de travail rotatif : toutes les 45 minutes, 5 groupe de 3 personnes changent de « pôles ». Dans chacun d’eux, nous interrogeons les projets actuels de la FING selon 2 questions sont : Si les projets ne sont plus accompagné par la FING que se passe t-il ? Comment faire en sorte que les projets de FING se débrouille se perpétuent sans eux ? D’habitude, lorsque le projet se termine, la FING édite des textes, de la documentations pour que d’autres personnes s’en emparent. L’un des besoins actuels de la FING est de vouloir « atterrir » sur le terrain, de transmettre à terme la direction du projet mature, à des acteurs extérieurs. On en définit les actions à mettre en place, les nouvelles formes de partenariat pour les rendre plus acteurs.

J’assiste pour la première fois comment un projet Fing se construit.
Par les initiatives de Daniel ou de Jacques-Francois, des thèmes sont dégagés. Ils sont appuyés par les propositions d’autres personnes. Pour continuer à nourrir ces pistes de projet, chacun contribue à la veille (par mails, sur Diigo, InternetActu), et précise certains aspects du débat.
S’en suit ensuite de nombreuses réunions pour répartir les responsabilités du projet, comme les démarches de partenariat, la rédaction des conventions, ou le réseautage des acteurs. Des ateliers internes sont canalisés par des animations de type brainstorming ou « effervescence de groupe ».
L’une des questions qui dirigent cette matinées est « Comment faire en sorte que les projets de la FING mené à terme puisse continuer sans nous ? »